Comment profiter de la concurrence des fournisseurs alternatifs pour prendre son énergie en main

Vers une éventuelle hausse du prix de l’électricité en 2020 ?

Environ 25 millions de ménages français qui paient le tarif d’électricité réglementé à EDF ont ressenti l’augmentation qui est arrivée le 1er juin 2019, en plus des clients abonnés à des fournisseurs alternatifs tels que Engie, Total Direct Energie, qui fixent leurs prix sur la base du tarif réglementé. Et, la hausse ne compte pas s’arrêter là. Au contraire ça pourrait augmenter en 2020.

En effet, les experts sont d’accord : le moment est venu de saisir un nouveau tarif fixe pour le gaz et l’électricité à temps, afin de vous protéger des hausses de prix massives qui semblent se diriger vers nous.

 

Et pour cause, une augmentation probable des prix du pétrole entraînera une augmentation correspondante des prix du gaz et de l’électricité. Ce qui se traduira par une augmentation des tarifs pour les clients. La perspective d’une flambée des prix des produits de base tirée par le pétrole accroît les risques de hausse du marché. De plus ça se traduira par des factures plus élevées pour les clients à un moment donné. Ses prévisions ont été confirmées par EDF, qui a signé un contrat le plus tard possible, in extremis. Ce qui signifie que le moment est venu d’agir.

 

Paradoxe du tarif réglementé

Depuis l’ouverture du marché français de l’électricité à la concurrence en 2007, les clients privés ont le choix de rester sur le tarif réglementé proposé uniquement par l’opérateur historique EDF ou de passer à un tarif du marché proposé par les fournisseurs alternatifs en plus d’EDF lui-même.

 

En effet, paradoxalement, le tarif réglementé, destiné à protéger les consommateurs des fluctuations du marché, a de plus en plus suivi les fluctuations du marché. Adoptée en 2010 sous la pression de la Commission européenne, qui avait ouvert deux procédures d’infraction contre la France, la loi connue sous le nom de «Nome» (acronyme anglais de «Nouvelle organisation du marché de l’électricité») a été une étape supplémentaire dans la déréglementation du secteur. Il a partiellement indexé le tarif de l’électricité sur les prix de gros, ainsi que sur les coûts des autres fournisseurs. L’objectif était de permettre aux fournisseurs de fixer des prix compétitifs par rapport à ceux de l’ancien utilitaire.

La hausse du prix de l’électricité en France est donc en partie liée à la surchauffe des marchés de gros européens en 2018. Le prix d’un mégawattheure (MWh) est passé de 42,50 € au 4ème trimestre 2017 à 57,60 € au 4ème trimestre 2018, soit une augmentation de 35%. Cette hausse s’explique en grande partie par le coût des quotas de CO2, les centrales à charbon et à gaz étant obligées d’acheter des quotas de CO2 correspondant à leurs émissions.

 

Pendant longtemps, le prix des permis de CO2 est resté très bas. Cependant, à partir de 2019, la réforme du mécanisme du marché du carbone en Europe a considérablement réduit le nombre de permis en circulation. Les premiers effets ont été ressentis: le prix d’une tonne de CO2 est passé de 7 € à 25,50 € entre janvier et décembre 2018. Bien que ce soit une bonne nouvelle pour le climat, l’impact de cette hausse sur le tarif réglementé français semble tout à fait bizarre étant donné que 90% de l’électricité française provient de sources non émettrices de carbone (y compris le nucléaire, l’hydroélectricité et l’éolien).

 

Historique des hausses au fil des années

En 2014 :

On assista à une hausse de 2.5% qui est passée après à 3%. Après avoir connu une période de hausse entre 2006-2012, le prix de l’électricité hors taxe a passé la barre des 5% en 2013. Ceci était dû à la demande faite par EDF dans le but de permettre le financement des investissements pour son parc de centrales nucléaires. A cela s’est ajouté le besoin de renfoncer les standards de sécurité suite à l’accident nucléaire de Fukushima. Dès lors, la méthode d’empilement mise en place pour structurer ces hausses annuelles a permis de baisser la hausse à 1.6% en 2014

En 2015 :

Il y a eu à deux reprises une augmentation de 2.5%. Et pour cause, dans la nécessité de combler le manque d’EDF entre 2012-2013, le prix de l’électricité a augmenté de 2.5%. De plus, il avait connu une hausse trop faible comparée à celle des coûts de production de l’électricité nucléaire. Ainsi au lieu d’une augmentation de 11.6% suggérée par la CRE, le ministre de l’Energie avait finalement opté pour la répartition de cette hausse sur une période de 3 ans.

En 2016 :

En plus de l’augmentation des taxes sur l’électricité mais aussi de la CSPE, on note une hausse de 2%. Rappelons-le, cette taxe progresse de 3 euros par Mégawattheure au 1er janvier de chaque année depuis 2011. Et elle est la cause de la hausse annuelle d’environ 2.5% du prix total du kWh. Une nouvelle hausse de 3% de la CSPE est intervenue en janvier 2016, la faisant passer de 19,5€/MWh à 22,5€/MWh. Pour les Français, cette augmentation a causé une hausse de 2% des tarifs réglementés de l’électricité à partir de janvier 2016. En août 2016, la CRE annonce une baisse du tarif réglementé de 0,5%.

Au cours de 2017 :

L’histoire s’est répétée durant cette période. En effet, dans le but de combler le manque à gagner d’EDF qui s’élève à 190 millions d’euros, les clients d’EDF ont enregistré une augmentation de 0.6% pour les professionnels et de 1.7% pour les particuliers.

En 2018 :

Les activités nucléaires d’EDF ont continué à faire grimper les factures d’électricité avec l’augmentation du coût de construction de l’EPR à Flamanville et le rachat d’Areva NP. Ainsi, le prix de l’électricité augmente de 0.8% puis baisse de 0.8%.

En 2019 :

Après de nouvelles réformes, le gouvernement a opté pour l’augmentation de 5,9% du tarif réglementé de l’électricité au 1er juin 2019. Ainsi, les ménages français se sont mis à comparer les tarifs des différents fournisseurs afin de pouvoir bénéficier des prix les moins chers du marché de l’énergie.

En plus de cela, on assista encore à une augmentation au mois d’août. Cette hausse est de 1,23% au 1er août 2019 par rapport à juin 2019 où il y avait déjà eu une augmentation des prix de 5,9%. La CRE a expliqué que cette hausse est corrélée aux dépenses de réseaux et donc des coûts de distribution et des frais d’entretien des infrastructures.

En 2020 :

une hausse de 3 à 4% est prévue à partir de janvier. Les médias français dont le Parisien ont annoncé qu’il y aurait une éventuelle hausse du prix de l’électricité. Prix, qui oscillera entre 3 et 4%. Cette hausse pourrait s’expliquer par le fait qu’EDF ait l’obligation de vendre le MWh d’électricité nucléaire à 42€ destinée aux fournisseurs alternatifs qui sont concurrents d’EDF, par le biais de l’ARENH.

 

Pour trouver la bonne affaire pour votre ménage, faites une comparaison complète du marché sur MonMeilleurFournisseur.com. Ainsi, vous pourrez opter pour des offres vertes ou fixes afin de vous prémunir de ces hausses des prix d’électricité et de gaz.

 

 

Categorie
Tags
Share via
Copy link
Powered by Social Snap