électricité: La France enregistre une baisse de sa production et de sa consommation

La France enregistre une baisse de sa production et de sa consommation d’électricité

Malgré des baisses de prix de l’ordre de 15 à 30 % dans les pays limitrophes, l’électricité produite en France demeure compétitive. Les prix de l’électricité ont atteint en moyenne 39,45 euros du mégawattheure l’année dernière, contre 50,2 euros en 2018. Toutefois, ces chiffres ne sont en rien le reflet d’une baisse du tarif de l’énergie. Et pour cause le prix de l’électricité aurait subi une hausse de 2.4% ce mois de février.

 

Mis à part l’ouverture du marché de l’énergie avec la concurrence des fournisseurs alternatifs qui a permis de néanmoins réguler le marché, cette tendance « baissière » a plusieurs origines.

En effet, la RTE a communiqué dans son bilan électrique 2019 la consommation d’électricité a encore baissé de 0,5% en 2019 en France. Celle-ci aurait atteint son plus bas niveau depuis dix ans. Dans une année marquée par une production nucléaire et hydraulique en baisse et par le développement des nouvelles EnR, la production d’électricité totale est en recul de 2%. Les émissions de CO2 ont baissé de 6%, grâce à un recours accru aux centrales à gaz.

Une baisse de 2% de la production

Le bilan électrique 2019 dévoilé ce 12 février 2020 par RTE n’est rien d’autre que la confirmation des tendances des tendances lourdes du mix électrique français. Il faut le rappeler ces dernières subissent pour la plupart du temps des fluctuations. En effet, l’année 2019 a été l’épicentre de problèmes liés aux centrales nucléaires. Elle a été sujette à des problèmes de disponibilité ayant causé une baisse de la production nucléaire de 3,5%, à 379 TWh. Par ailleurs, l’hydro-électricité a souffert de pluies peu abondantes, provoquant une baisse de la production de 12,1%.

 

Alors la question qui se pose est avec ces nombreuses pénalités comment la production d’électricité a-t-il pu baisser. Il faut remonter aux ressources de mère nature. En effet, une forte hausse de production d’énergie éolienne (+21,2%), solaire (+7,4%) combinée à celle des nouvelles énergies renouvelables bioénergies (+3,3%) ont permis de compenser la baisse enregistrée pour l’énergie nucléaire en France. En plus de cela, le recours aux centrales thermiques, notamment pour répondre aux pointes, a tout de même également augmenté de +9,8%, avec 42,6 TWh.

Vers une transition énergétique réussie en France ?

Par ailleurs, la France est elle en voie de réussir sa transition énergétique. En effet, dans le bilan de la RTE, les émissions de CO2 liées à la production d’électricité ont reculé de 6%. Ceci s’est fait en partie grâce à un recours accru au gaz naturel (+23,8 % à 38,6 TWh. Egalement ce recul est en relation avec les 90,6% de l’ensemble de la production thermique), et la diminution de 71,9 % du charbon.

L’Hexagone a enregistré une baisse de sa production d’électricité à 2%. Parallèlement, la consommation a été marquée par une baisse de 0.5%. Ainsi, la déduction est simple. Les exportations nettes d’électricité de la France ont diminué en 2019. Le solde des échanges d’électricité demeure toutefois largement positif pour la France à 55,7 TWh, mais avec des prix du marché en chute libre – 39,45 euros par mégawattheure (€/MWh) en 2019 contre 50,2 €/MWh en 2018. Ainsi, la plupart des jours de l’année, la France a donc intérêt à exporter. En effet, l’année dernière, elle était importatrice nette d’électricité pendant 25 jours seulement.

 

Categorie
Tags
Share via
Copy link
Powered by Social Snap